Un séjour qui a du succès

Marie, Niort (79) le 14 mai 2014 : « Je viens d’avoir Thomas sur skype. Tout se passe très bien, au programme demain ils font découvrir la cuisine française au Père Bernard qui les héberge, et à d’autres personnes.

Ensuite, vendredi ils sont invités par la coopérative ABIHUJE.

Ils ont commencé à faire des relevés pour le dénivelé du terrain, mais pour le moment il y a des cultures et donc tout ne sera pas fait tout de suite.
Le Secrétaire Exécutif leur a promis une carte topographique pour lundi.
Le Père Bernard leur prête un niveau.
Sur la route au retour de Kigali, ils ont repéré à Gitarama un endroit où on fabrique des parpaings.
J’ai transmis la commission de Fernande, à savoir de qualifier la présence et la fréquence du vent pour orienter éventuellement vers une solution éolienne, si jamais dans notre réseau il y a un ingénieur dans le domaine.
Bon début, bon départ, bon séjour pour Thomas et Eric, et merci à toutes les personnes sympathiques qui enrichissent leur carnet de séjour. »

Danielle, St Léonard (32) le 14 mai 2014 : « Cet après midi Thomas et Eric se sont présentés à l’Ambassade à Kigali.

Il y a quelques changements ils ne peuvent pas rester à Bwira le soir pour dormir car les services de sécurité ne peuvent pas assurer leur sécurité au village. Ils mangent et dorment le soir chez le prêtre (à environ 9 ou 10 kms). Le matin ils peuvent monter au village et redescendre le soir en moto avec un chauffeur (pour 1 ou 2 euros).

Jean est très présent; ils ont rencontré le Maire et le Secrétaire Exécutif. Enfin tout va bien et ils sont très contents. Le pays est beau et les gens sont très agréables et accueillants.

Ils doivent voir avec le prêtre pour se connecter sur internet, nous pourrons communiquer avec skype. »

Suite des nouvelles du voyage de juin 2011

Avec un peu de retard, voilà la suite du récit de nos aventuriers du Rwanda.

Notons en particulier la remise des couches à tout les membres de la coopérative (même celles qui n’ont pas d’enfant, qui en ont demandé pour leurs petits enfants, pour les enfants des soeurs, etc…), ainsi qu’à d’autres mamans qui nous ont rendu visite avec leurs enfants au cour de notre séjour. Sur cette photo, Marie et Fernande sont en train d’habiller un bébé qui vient de faire pipi sur la jupe de Marie. Pour les mamans que nous avons rencontrées, que le bébé fasse pipi dans ses vêtements ou même fesses nues est une chose normale. Grande maman, Fernande leur a expliqué que le nez des bébés qui coule, c’est aussi le froid dû au fait qu’ils restent dans les habits mouillés.Remise des couches

Nous tenons à remercier notre membre Edwige CLUZEL d’Agen ainsi que toute sa famille qui ont eu la gentillesse d’imaginer l’idée de ces couches bon marché et ont passé du temps à faire les découpes, afin que nous puissions les emporter avec nous lors du voyage. Un grand merci aussi à Fernande qui a découpé et cousu avec patience des centaines de serviettes pour les couches.

Damascène, parraîné par Fernande

DamasceneDamascène a quitté l’école à 12 ans. Grâce à sa marraine Fernande, il est prêt à retourner à l’école à partir du mois de janvier 2011. En lui envoyant 25€ par mois, Fernande financera un projet de poulailler, qui permettra à la famille d’avoir une alimentation équilibrée. Dans un deuxième temps, c’est une vache qui lui sera donnée, afin d’améliorer le rendement de la terre en apportant plus de compost. L’autosuffisance alimentaire de la famille de Damascène est une base incontournable pour qu’il puisse s’épanouir et aller à l’école avec motivation et sérénité. Damascène a accepté cet arrangement avec une joie évidente et beaucoup de reconnaissance.

Sur la photo,  Damascène est avec sa maman et son neveu, devant leur maison.

Nous avons 3 autres parrainages en cours de préparations. Plus de nouvelles et de photos bientôt…

Notre dernier jour

Samedi 3 juillet 2010

Ce matin, nous revisitons les valises pour rééquilibrer le poids : de toute évidence, elles sont moins lourdes qu’à l’aller. Nous voici à la fin de notre agréable séjour.

Les impressions de Fernande

Séjour agréable et étonnant par le contraste entre la ville et la campagne profonde, où d’un côté il y a du gaspillage (dans l’électricité entre autres : quand il y en a, les maisons sont éclairées à l’extérieur, alors que d’autres n’en ont pas du tout, comme à Bwira). Je ne m’imaginais pas qu’il y avait autant de collines. J’ai dû faire des efforts pour monter ! J’ai été étonnée par le nombre de personnes qui pouvaient marcher, de jour comme de nuit, sur un terrain qui était difficile pour moi, alors qu’eux avaient l’air très à l’aise.A Bwira, j’ai été surprise par l’âge des femmes de Bwira: ce sont des femmes enfants. On voit qu’elles n’ont pas vécu une enfance « normale », avec insouciance. Je suis étonnée de leur gentillesse et de leur curiosité aussi vis-à-vis du « muzungu » (le blanc). Au début, les enfants éprouvaient le besoin de nous toucher, probablement pour sentir s’il y a une différence.Ce qui m’a aussi étonnée c’est de voir tous ces porteurs d’eau. Les conditions de vie à Bwira sont très difficiles, et en même temps on a l’impression que c’est facile. C’est-à-dire pour nous ca a l’air difficile, mais eux sont habitués.J’ai aussi été surprise par la température locale, qui ne dépasse pas les 28. Pour ceux qui veulent venir à Bwira, il vaut mieux prévoir des pulls et des couvertures : ce n’est pas tout à fait les collines comme chez nous, pour moi c’est plutôt des montagnes.

Jardin potager de Bwira

Il nous reste beaucoup de travail à accomplir pour développer notre centre Ubuntu. Le compost est le besoin le plus criant. On voit que la terre a faim, et les hommes aussi. On sent que les enfants ont des carences alimentaires. Ils ne sont pas gros, mais ils ont presque tous de petits ventres. Nous avons commencé à mettre la première pierre à notre centre en réalisant un coin pour le compost qui servira à la plantation d’une bananeraie de petites bananes pour le mois de septembre.

Les impressions de Maryse

Un exemple de différence entre la ville et la campagne, c’est la route. Les routes sont grandes et bien drainées en ville et sur les grands axes, alors que dans la campagne ce sont des pistes de dernière catégorie. Je compare ça au lit d’un torrent de chez nous : il y avait des endroits où c’était presque ça.        Par rapport à la curiosité, des enfants et des femmes ont touché nos cheveux pour sentir la différence. Des enfants ont voulu monter derrière le 4×4 car ils n’en avaient jamais vu, et au moment du départ, il y en a un qui s’est légèrement blessé en voulant monter. Cependant, la curiosité de la fin n’était plus la même que celle du premier jour.Un autre constat chez les enfants, c’est le manque d’hygiène : j’ai vu un enfant faire pipi et se rouler dedans. Ce n’est pas forcément leur faute, on voit qu’il n’y a personne pour s’en occuper. Les parents n’en ont pas toujours le temps. J’ai aussi été étonnée de voir à quel point les gens manquent de savon, pour se laver et pour laver les vêtements. Ca demande des efforts considérables d’aller chercher l’eau à la fontaine, et c’est souvent fait par les enfants.D’une manière générale, il n’y a pas beaucoup de sourire sur leurs visages, aussi bien les petits que les grands. Le manque d’échanges entre les grands et les petits est visible. Même les enfants qui viennent courir derrière la voiture, on n’a pas l’impression que les adultes maîtrisent…

Un mot final de Marie

La rencontre va dans les deux sens et, en tant que « abazungu » (blancs), Fernande et Maryse ont aussi été l’objet de la curiosité des habitants. J’ai été honorée d’avoir ouvert cet espace de rencontre, et je vous attends pour un autre prochain voyage. Bravo à mes deux courageuses premiers « cobayes ».  C’est l´heure, nous partons pour l’aéroport, notre arrivée à Niort est prévue pour dimanche le 4 à midi.

A très bientôt.

Première semaine

Lundi 14 Juin 2010   

A l’aéroport, notre hôtesse Jana nous attends, et nous amène chez elle avec le 4×4, assez gros pour contenir tous nos bagages : nous avions 138 kg répartis en 6 grosses valises et sacs à dos .  Après un petit tour à  Kigali pour passer à la banque et faire quelques courses telles qu’un carte routière, nous arrivons chez Jean, le frère de Marie.  Les retrouvailles sont, selon Maryse, très émouvantes.    

Nous partageons le repas avec la famille et les voisins et dégustons les petites bananes « kamaramasenge .  Rien à voir avec les nôtres! Et puis, départ pour Bwira.   

La piste devient de plus en plus dure mais nous arrivons enfin au secteur de Bwira et sommes reçues dans le bureau du secrétaire exécutif de Bwira et son équipe (7 personnes). Ce n’est qu’à 18h00 que nous arrivons dans la maison des parents de Marie. Le 4×4 ne passe pas et les voisins déterrent une partie du potager pour nous aider à passer ! Il y a beaucoup de monde et nous n’arrivons pas à vider la voiture !   

Nous allons voir les femmes de la coopérative ABIHUJE et sommes accueillies par des chants et des danses. Embrassades avec tout le monde…   

Mardi 15 Juin   

Après notre petit déjeuner de bouillie de sorgho et de bananes, nous tentons d’utiliser la cuisinière à gaz mais le branchement que nous avons apporté ne s’adapte pas sur la bouteille. La belle-mère de la grande sœur de Marie s’invite au petit déjeuner avec ses trois petits enfants.   

11h30, accueil à l’école primaire et maternelle, qui compte 300 élèves et 9 enseignants, puis visite à la coopérative ABIHUJE tandis qu’elle est en plein travail : fabrication de nattes et de paniers Uduseke.   

Pour le repas nous préparons du riz et l’isombe (feuilles de manioc pilées) pour accompagner le lapin que l’intendant Muzungu nous a préparé. Puis nous faisons une première visite à la propriété et testons la douche solaire : nous arrivons à la conclusion que le meilleur moment pour la douche est vers 17h, quand l’eau est encore chaude.   

Mercredi 16 juin   

Fernande et Marie confectionnent la bouillie de sorgho avec du lait de vache de Muzungu, du miel et du chocolat, tandis que Maryse s’est portée volontaire pour être de corvée de vaisselle.   

Réunion préparatoire pour notre rencontre avec le secrétaire exécutif de Bwira avec qui nous avons rendez-vous demain. Nous avons aussi  le plaisir de rencontrer Ananias, un homme qui, la dernière fois que Marie l’a vu il y a 8 ans, était en guenilles et aujourd’hui porte un pantalon et une chemise décents. En raison de mal de dos, il a dû finalement, à l’âge de 73 ans, se séparer de sa plantation de café. Nous l’invitons à partager le déjeuner avec nous. Nous avons aussi le plaisir de la compagnie de l’oncle Fidele.   

Départ pour la visite de tante Valérie qui nous offre 2 litres de jus de bananes, 3 ananas et des goyaves. Nous rencontrons aussi tante Agnès et tante Angèle. Bain de foule, car c’est la sortie des classes. Puis nous allons voir tante Catherine, qui est en train de trier les haricots.   

L’oncle Fabien, 83 ans et en forme, nous invite dans sa maison. Sa femme nous offre des bananes pour déguster et pour emporter. Nous prenons des photos, notamment de la dernière vache acquise par Fabien, afin qu’il puisse la montrer à sa fille qui est en Belgique.   

Puis nous rentrons en pleine nuit : il est 18h00 ! Il nous faut 40 minutes pour parcourir 10 km.

Jeudi 17 juin   

Après un petit déjeuner à la Française puisqu’il nous reste du pain, nous partons pour l’atelier de cuisine avec les 30 femmes d’ABIHUJE. Au menu : manioc sur haricots secs, patates douces, colcazes « amateke » et isombe (feuilles de manioc pilées). Maryse s’initie  au pilage des feuilles de manioc.   

Pendant la cuisson, les femmes nous présentent leur stock d’artisanat et nous en expliquent le processus de confection depuis la récolte des plantes jusqu’au produit final : paniers et nattes. A l’issue du repas, nous leur offrons des échantillons de parfum. Elles sont ravies !   

Après ce merveilleux repas, nous nous mettons en route à pied pour rencontrer le secrétaire exécutif et son comité directeur. Cette réunion est fructueuse :  une grande ouverture pour notre  action est démontrée. Nous rentrons accompagnées de femmes et d’enfants de la région et prenons une douche froide. Enfin, Fernande la doyenne se fait chauffer de l’eau, jeunesse oblige !   

Avant de se coucher, Jana nous interviewe pour son doctorat et nous parlons de notre association, son organisation, son financement et son historique. Maryse empoigne son tricot.   

Vendredi 18 Juin  

Aujourd’hui nous avons la visite de Marguerite, une artiste locale qui a déjà formé plus de 80 personnes dans le Rwanda à l’art des paniers « scoubidou ». Grâce à un prix qu’elle a reçu en Allemagne en 2003, elle a pu reconstruire l’école de Bwira, dans laquelle vont ses enfants.   

Nous accueillons ensuite Théopiste, son mari et leur fils pour partager le repas. Puis Fernande et Théopiste se mettent au tricot, tandis que Marie et Maryse descendent jusqu’à la rivière et passent chez Kazengero, la doyenne du village.  

Nous allons aussi rendre visite à un  guérisseur  de Bwira et à son épouse, qui est membre d’ABIHUJE.   

Samedi 19 juin  

Après une petit déjeuner traditionnel de bouillie, nous partons vers le Nord. Sur notre route, nous faisons un crochet pour aller au lycée dans lequel Marie a étudié, aujourd’hui nommé « Collège de l’Immaculée Conception ».  

Puis nous continuons notre route à Kabaya et Gisenyi au Nord-Ouest du pays. Le paysage est magnifique avec ses plantations de thé, ses lacs et terrasses bien aménagées de plantations de légumes maraîchers (poivrons, carottes, mais etc.). Nous avons vue sur le sein de Bigogwe, un rocher bien connu pour avoir la forme d’un sein.  

Nous déjeunons au bord du lac KIVU. Le soleil est au rendez-vous et nous en profitons pour nous baigner en « sous-vêts » !  

Nous passons la nuit dans un hôtel sur la Corniche, près de la frontière avec le Congo.  

Dimanche 20 juin  

Départ pour Kibuye au Karongi. Nous faisons 82 km sur « l’autopiste » et faisons beaucoup d’arrêts photo du lac, des plantations, des forêts d’eucalyptus, des cascades, des collines, des prairies avec vaches etc.  

Nous arrivons à Kibuye à 14h et faisons un tour de bateau sur le lac Kivu pour s’approcher de la grande  île aux chauve-souris. Au repas du soir, nous dégustons les sambaza qui sont des petits poissons du lac Kivu, avec une délicieuse soupe de poisson puis une salade de fruit et des crêpes.  

Nous repartons pour Kigali à 19h30, il fait très noir. Nous arrivons à 22h00. Jana, qui pourtant connaît bien Kigali, ne retrouve plus le chemin pour rentrer à cause des travaux… Finalement, nous y parvenons et passons une bonne nuit de sommeil. 

Lundi 21 juin  

Aujourd’hui nous avions prévu d’aller à l’ambassade de France, mais nous ne pouvons être reçues en raison de travaux. Alors nous allons à Kimihurura (un quartier de Kigali) pour y apporter des cadeaux. Nous retournons ensuite à Bwira, non sans avoir fait des courses en préparation de l’atelier de cuisine prévu pour demain avec le collectif ABIHUJE.   

Nous ne parvenons toujours pas à allumer le gaz…  

Dimanche 20 juin  

Départ pour Kibuye au Karongi. Nous faisons 82 km sur « l’autopiste » et faisons beaucoup d’arrêts photo du lac, des plantations, des forêts d’eucalyptus, des cascades, des collines, des prairies avec vaches etc.  

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